mardi 1 décembre 2009

Pause

Imaginons un instant qu'il est un peu avant quatre heures, et que les braises de ma cigarette viennent de se refléter dans la vitre avant de s'éteindre.


Je me suis mis à ma fenêtre quelques minutes avant, pour fumer, en m'accompagnant d'une chanson de Regina. En me penchant sur ma cour, et en jetant un oeil comme souvent tout autour de moi, du ciel au dessus de la rue brochant au petit segment d'avenue de clichy qui est visible depuis chez moi, j'ai remarqué un silence et une obscurité rare. Je suis rentré pour éteindre mon ampoule et apprécier un peu plus tout ça. La fenêtre atténuait le son de la chanson (pour que je profite mieux du silence dehors), et les bouffées de tabac s'envolaient à droite, sans que du vent les fasse trop valser. J'ai regardé la façade devant moi, toutes les lumières sont éteintes, dans le bâtiment à droite aussi. Je me sens calme, et presque ému. Comme je suis à la recherche de ce genre de moments, j'en profite.

Je me suis dit que c'était ce genre de pauses qui sauvaient tout le reste. Que tous les Delabroy du monde ne pourraient pas m'enlever ça, en eussent-ils envie, quelque faiblesse ou défaut de l'esprit que cela trahisse chez moi, j'avais là de l'inattaquable. Le filet qu'on a tendu au premier étage de la ruelle faisait des ombres sympathiques. Finalement quelques fenêtres se sont allumées, une seule jaune seulement, le reste bleu, comme chez moi avec l'écran d'ordinateur. Je me suis même dit qu'il n'y avait bien sûr rien de naturel là, je faisais face à des immeubles, en fumant une cigarette... La rue de clichy s'est révélée très lumineuse dans la cour une fois que j'ai eu éteint ma propre lampe. Mais tout fonctionnait.

J'ai apprécié encore un peu la chanson, et je me suis dit qu'en ce moment même Regina faisait quelque chose quelque part qui ne devait pas ressembler à ce que j'étais en train d'apprécier. Peut-être une fête bruyante, anesthétique, dans un lieu très réservé. Mais peut-être aussi était-elle en train de jouer et chanter quelque part, ou en train de travailler par reprises successives à une chanson, et ça m'a rendu joyeux ; il faut bien aimer ces spéculations sans fonds.

Comme on me dit souvent qu'on ne comprend rien à ce que je raconte : et j'y travaille, c'est un peu malhonnête mais je reconnais la part que j'ai dans cette obscurité de pacotille, je me suis dit que j'avais là quelque chose à vous dire sans faire semblant de dire autre chose. J'ai arrêté le logiciel musical à la fin de la chanson, je n'ai eu aucun apitoiement comme c'est l'usage dans mes pauses nocturnes en général, et je vous laisse avec ce sourire.

A bientôt !

samedi 28 novembre 2009

Temple

Les doigts mous du baraquin crissaient, du sable qui lui tombait dessus. Il lui en glissait jusque sur les yeux, dans ses paupières qui craquent. Ses genoux brûlants s'enfonceaient dans le sol meuble tout autour, et il gardait la tête levée devant la vaste cataracte où le sable creusait la trombe, qui s'écrasait beaucoup plus bas. D'où vient ce sable ? Le monument marquait la limite du monde. Derrière la falaise, qui sait ? Le sable tombait dans un vacarme, dans un vertige.

Il avait posé son pantin craquelé dans les buissons. Assis, les bras mous, sa petite tête ronde rougissant de plaques pastelles. La bouche un peu ouverte, vers les falaises entre lesquelles la poussière remonte dans un remous solide. Il ne veut plus rien dire. A ses lèvres on aurait pu croire qu'il avait soif.

La forêt étouffait les résonnances de la cascade. Il fallait voyager des jours à travers les sapins pour arriver au gouffre, où le sable plongeait à tête baissée depuis les hauteurs. Depuis des années, durant le voyage, on lui avait raconté toutes sortes de choses à propos de l'endroit ; un lieu de doubles suicides, une frontière impassible du monde où les dieux, mystère d'érosion qui ne s'achevait pas tout à fait et où les continents tiraient toutes leurs origines ; c'était la gorge où le monde rotait dans les nuages, d'anciens hommes y perpétraient des rituels de sauvages et des enfants nubiles y lançaient à peine leurs mères sans remords. Il avait écouté tout ça, et de pires encore.

Il était sourd, ses doigts séchés, les articulations de sa poupée craquaient du sable à chaque geste ; ses yeux étaient maintenant pleins de terre et il ne savait plus si le brouillard se dissiperait.

mercredi 25 novembre 2009

Les mots qui tuent

Dans mes recherches ingénues de la phrase philosophale - sésame ultime, graal des orateurs, tranché à même la langue de Dieu - et permettant d'anéantir dans un soupir la distance d'une oreille à l'autre, - il s'est déposé entre mes mains une autre pierre, plus sombre, plus précieuse, où dans des fumées de couleur j'ai cru voir une plaie sourire.


Ne brillant pas de sérendipité, j'avais dû la ranger dans un des nombreux plis de mon manteau de charlatan, et j'allais oubliant, à travers villes, à travers vents, tourné dans mon élan par une pourriture, n'ouvrant de moins en moins mon pan que pour y trouver une herbe ou deux à tinter l'eau d'un thé pour des jeunes filles malades.

Or donc la pierre n'attendait pas, et exerçait sur moi ses larmes imbéciles. Mes yeux bouffis m'avaient privé de clientèle, et je me suis bientôt retrouvé à lécher les cailloux du chemin pour en avoir le sel. Un simple mot mettait en fuite des villages entiers. Mon haleine a dépeuplé plus de campagnes que la peste noire et les Anglais.


Une fois bien débarassé, couché dans les cendres chaudes et prêt à passer ma nuit, j'ai été attaqué par de fauves évidences. Le feu que j'avais alimenté les tenait à distance, mais cela ne pouvait pas continuer jusqu'à la fin des nuits. Elles sont si répandues sur la face de la terre qu'il n'y a jamais assez d'entailles où fourrer leur museau. Je me suis bien battu, je crois, mais j'ai dû finir par me rendre. Les tripes à l'air, je me suis relevé après, et j'ai continué sur la route en trainant mes lambeaux où apparaissaient encore quelques poches où j'ai pu renouer mes chairs et brûler quelques peaux ensembles.

C'est dans ce bricolage de la dernière chance que j'ai retrouvé le joyau de mauvaise augure. Il a roulé un moment sur la pente, et comme il s'éloignait j'aperçus déjà au loin une ou deux filles de ferme qui venaient pour me secourir. D'une torsion de hanche, j'ai arraché mon bras vers le bas du caniveau, et mes doigts sans ongles se sont lacés autour du galet triste. Elles ont stoppé tout net.

Il n'y a peut-être que ... en ce monde, mais j'ai au moins le ... de ...

dimanche 4 octobre 2009

Distinguons.

Je me suis dit qu'à vrai dire, le contraire de la bienveillance n'était pas du tout la malveillance. On se laisse influencer par les préfixes, mais c'est toujours de veillance qu'il s'agit. Au fond, les deux mots, les deux concepts aussi, désignent deux postures semblables, mais indépendantes.


Bien plus proche de la bienveillance, disons, proche par la situation d'emploi ou le lieu qu'elles partagent, est la mesquinerie. C'est ça, la réponse appropriée à de la bienveillance ; dans le sens opposé, s'entend. C'est ça surtout avec quoi elle permute, dans les faits. La malveillance tire sa source et produit ses effets ailleurs. C'est comme de comparer la famille et les amis.

mardi 29 septembre 2009

Beau de rentrée

Les beaux me font peur ; une beauté sévère, et quand ils sourient, on peut toujours se demander ce qu'il entre de cruauté dans leurs lèvres qu'ils pincent. Ils menacent. Leur oeil surtout vient nous chercher, ils tapent ; toute leur personne paraît enfin comme un reproche, injuste et féroce.

Il y a des gens qui ont encore la chance de pouvoir prendre chaque automne quelques têtes nouvelles aux feuilles de platanes à chancre coloré qu'on voit par la fenêtre de leur bibliothèque. Ils peuvent se dire à l'occasion tout bas les méchancetés qu'ils veulent, elles ne mènent à rien. (Quand le dos commence à faillir, il reste à épuiser de toute urgence les pas qui subsistent. Peut-être en suivant ses derniers piétons, quelqu'un verra-t-il avec joie quelque visage défectueux dont il ne soupçonnait pas exactement encore le plaisir.) C'est le moment où les impressions, qui sont surtout des clichés, s'épluchent farouchement aux plus indifférents visages. Il aura bientôt fait le tour de ce primitif inventaire. Gare à celui qui s'en tiendra là pour juger, comme à l'autre qui tourne la page sans ouvrir le moins la bouche, sans laisser savoir qu'il a lu. Gare.


J'aime ne pas aimer les autres, même si je sais que ce n'est pas sérieux


Le faciès, la particularité, le choix, mais en fait ce n'est pas un choix et ça s'impose, de coeur, entre le moins beau qu'on aime, et le beau qui fait peur... Et l'idée joyeuse d'une découverte par couches de gens nouveau à l'arrivée de l'automne, d'une foule d'aprioris qu'on laisse avec plus ou moins de bonheur déborder dans un premier temps, avant de voir comment tout cela va se tasser quand les gens vont se mettre à agir et parler.

L'air de certaines personnes, qui nous font imaginer toute une histoire, ou encore des scènes simplement, "derrière" elles ou leurs visages, comme si leur visage était deux miroirs face à face. On les voit, et on se dit qu'on aimerait bien être leur ami.

jeudi 24 septembre 2009

Plan B

Il y a du désespoir dans le tombeau
P. Riard
Comme la découverte au matin par une enfant des premières flueurs dans l'eau de son bain, la débâcle des grandes idées marque parfois à tout jamais les imaginations de celui qui la vit. Si l'évènement fait trauma, la seule pensée d'idées pareilles pourra provoquer une répulsion telle qu'il s'interdira la manipulation même de ces grandiloquences. Ou peut-être cela produira-t-il l'effet d'une déception, et il ne pourra plus les regarder en face sans garder le souvenir de leur trahison.
Il lui reste alors à trouver comment vivre avec de telles idées, qui ne manquent pas pour être débâclées de continuer à se présenter derrière ses paupières. En se dégoûtant du recours aux idées grandes, une diète spirituelle gronde, qui peut-être aussi nuisible dans l'ascèse que l'abondance dans la vacuité. Surtout c'est un combat fratricide ou gémellaire qui s'engage, et qui ne connait pas d'issue. Je ne prétend pas qu'il faille éviter le combat ; mais on n'a pas toujours envie de passer sa vie en campagne.

Dans le commentaire d'un épisode des Simpsons, l'un des scénaristes explique que ce qu'il trouve si drôle dans la scène qu'on est en train de voir, c'est que la blague se joue à l'arrière-plan. Il évoque une scène de Sleeper, où Woody Allen se bat avec un pudding géant pendant que des personnages discutent au premier plan, et dont tout l'humour tient pour lui dans cette place donnée à l'évènement. Le déplacement d'un gag au second plan lui applique une gaze délicate qui, souvent, comme la rousseur naissante aux joues d'un garçon pâle, en réchauffe les charmes. Si l'efficacité du procédé reste discutable, il se pourrait qu'on ait là malgré tout comme un modèle grâce auquel on pourrait garder leur place à certaines idées dans nos discours, tout en neutralisant leur grandiloquence.

Ce en quoi elles posent problème est qu'elles tendent à occuper tout l'espace de la pensée. Ce sont des enflures, schématiques, et raccourcies, qui agissent en fait comme un écran devant le reste, qui nous importe. Leurs autres défauts, leur aspect larmoyant, fat ou péremptoire, sont des effets de surface de cette propension à monopoliser l'attention.
C'est pourquoi il me semble frapper plus fort de les maintenir dans le champ de pensée en les reléguant à un plan où on les verrait petites et où on les entendrait moins, que de les neutraliser en les relativisant ou en les mettant dans un contexte. C'est dans ce sens là que la scène de Sleeper me paraît manquée, parce qu'elle dirige précisément l'attention sur le second plan au lieu d'essayer de l'en détourner ; or pour réussir proprement son effet, le second plan devrait créer une tension avec ce qui se passe devant ; il ne s'agit pas de montrer la même chose depuis un point opposé. Par une démarche un peu cruelle, on frapperait l'idée précisément là où ça lui fait le plus mal, sans lui laisser la consolation de pouvoir se cacher et revenir plus tard. Par le spectacle continu de sa taille véritable, peut-être parviendrait-on alors à l'éduquer elle-même et à la débarrasser de ses plus répugnants défauts.

Ride, si sapis

J'entrouvre, le temps d'y coller un de mes globes, l'opercule de l'homme.


Il y a comme un déséquilibre dans certaines discussions qui me prive de mon bon droit. Je vois un mot ou une phrase, qui m'offense, et je sais alors que je tiens mon adversaire. Je sais que ce que j'éprouve en le voyant ou l'entendant est juste, et digne. Cela résiste à la relativité. Et pourtant, quelque chose se passe, qui renverse toute la situation à son avantage.

Imaginons qu'en discutant avec quelqu'un, on ait à côté une balance. Elle oscille, puis s'emballe, et invariablement elle finit par pencher de mon côté. Ce qu'elle pèse est évidemment le tort, plus lourd à porter.

Ces poids au cou, je ne peux plus lever la tête, et me voilà quelque temps après les cornes dans le mur, obligé de laisser l'autre partir aussi rouge de lèvres qu'une adolescente oublieuse. Par ma précipitation, j'ai gâché littéralement tout. Car l'autre sera certes reparti avec toute innocence - ce qui est déjà insolent ; mais je pourrais encore me consoler de cette innocence aux dépens de celui qui l'éprouve, s'il n'emportait pas avec le sentiment d'avoir été victime d'une injustice. Par un renversement déchirant, je suis devenu - et je le reconnais de bonne foi et avec toute ma bonne grâce, c'est le pire - l'agresseur.

Je ne peux plus crier "Non !" à ceux qui me lèsent. J'ai beau me débattre et agiter les chaînettes des plateaux qui me pendent aux aisselles, il est trop tard et je vois bien l'offense. Mais j'ai été abusé par la fumée qui me sortait des naseaux. J'y ai senti une urgence à charger là où il fallait au contraire s'asseoir les jambes croisées sur tout son bon droit et pointer à l'autre, dans un sourire, son petit tas de tort. Car c'est souvent tout ce qui reste à faire : on peut montrer les dents pour mordre ou pour moquer. Le choix devrait être fait moins vite.

Aussi pour conclure aimerais-je attirer l'attention sur la proximité du Taureau et de la Balance, et demander à tous ceux qui se donnent la peine de venir malgré tout débusquer des Minotaures, au mépris de tous les efforts que leurs murs et leurs pièges leur avaient coûtés, s'ils ont jamais pensé qu'ils venaient tuer là des enfants du grand Juge, de celui qui aura le dernier mot quand il s'agira de leur choisir une place pour toute l'éternité au royaume des Enfers.

jeudi 10 septembre 2009

Menstrues masculines.

L'époque était assurément impitoyable. Il fallait toujours de la vigilance, encore, et encore. Et ça n'était jamais assez, car il fallait répondre à une responsabilité exagérée de Christ ou d'Atlas. Ensuite, à l'examen de cette posture bien fate, accessible au premier venu ; après tout, c'était l'élégance et le goût de notre présence qu'on jugeait.

Quoi qu'il en soit, j'étais frappé d'un haut-le-cœur entier comme du lait, et puisqu'il avait été question au-dessus d'un excès de sang, j'aime à dire qu'il m'en remontait à la bouche. C'est que toutes les idées me paraissent dénuées d'élégance et de talent, et qu'elles arrivent à nous les genoux déjà secs et croustillants. De là mon intérêt pour ces vulgarités ; car c'en sont. Chaque parole avec des relents ferrugineux qui me faisaient un peu plus tituber sur ma planche et pencher la balance.

L'une d'entre celles-là, plus souriante, plus garçonne peut-être, avait des poupées musicales. Je lui intimais de les démembrer, quand elle répondit avec hauteur qu'il en était déjà question. Puis je me trouvais, j'aimerais dire malgré moi mais il faut bien dire que non, sans plus d'occupation. Je la renvoyai d'un coup de pied, sans pour autant lui porter plus d'affection. Me pardonnez-vous ce geste ?

Peut-être en va-t-il avec elles comme il en va avec les hommes, il y a un jet de séduction auquel on se doit de prêter attention, et c'est bien dommage pour les las, dont la traîne embarrassée semble vouloir les excuser, mais qui les inculpe bien plutôt. Mais la grande domestique qu'on n'aperçoit jamais, mais qui vous guette souvent cachée derrière un coin d'horloge ou de buffet, est toujours là pour passer sa grande chiffe, et tout s'organise avec la clarté d'une salle de réveil.

Je me tourne vers la glace, j'y vois mes lèvres coagulées, comme un banal parleur de salon, et je suis réveillé, je n'ai pas bougé. Le feu, les cendres ne bougeaient plus dans la coupe, j'avais fini. Consolation des consolations, je tente une dernière fois de capter mon reflet sur le carreau épais et noir...

mercredi 2 septembre 2009

Nihil sub sole novum


Ainsi, un combat commence.

Un chauve illustre, dont l'esprit devait jaillir par éclats de son crâne en autant de rayons oisifs et lumineux, a sûrement dû vouloir noter un jour quelque chose comme ça :
Quelle que soit la beauté d'une chose, si on la voit tous les jours, elle devient pareille à un tas d'ordure.

Nous expurgerons la cicatrice de son contexte matrimonial et, décidément misogyne. Néanmoins, n'avons-nous pas tous quelque chose à apprendre d'un monceau d'immondices s'élevant peu à peu du visage sans sexe et sans défaut d'une jeune personne sous l'effet du regard un peu humide et cruel malgré lui de son amant qui baille ? De ce même monceau bouchant jour après jour les ports de la crique où leur amour est né, et où les marchands las, eux aussi, soulaient délasser quelques heures leurs pieds secs dans l'herbe avant de reprendre la route ?

J'ai rarement des réponses. Je suis à peu près sûr de ne m'accorder avec la citation ci-dessus que dans la mesure où elle trace un horizon d'effroi. Et au fond je suis convaincu qu'elle n'est pas fascinante par ce qu'elle dit de l'habitude (car son pouvoir d'érosion est en fait une idée très commune), mais qu'il y a autre chose dans cet effroi qui essaie de parler. On est juste trop prévenus pour entendre vraiment.

Pourquoi vous détacher ces feuillets. Comment le faire avec élégance ? Peut-être en tirant profit de la gratuité du cahier, et en ne s'attardant pas trop sur chaque page quand l'encre tarit. Et puis je vous aime bien, et les occasions sont si rares...

Voici donc. J'en appelle pour finir à votre bienveillance, puisque comme un moustachu illustre a sûrement pensé l'écrire un jour, c'est cette petite chose qui préside à la plupart de nos actes, et qui devrait en tout cas vous guider ici dans l'interlocution que j'essaie de vous faire accepter. A tout hasard, ayez-en même assez pour deux. Ca ne sera pas gâché.